Serbie - Belgrade : les transformations de la « ville blanche » à l’heure émiratie

Capitale de la défunte Yougoslavie puis aujourd’hui de la Serbie, Belgrade est l’une des villes les plus anciennes d’Europe avec une histoire qui s’étend sur plus de 7000 ans. Valorisant un site exceptionnel à la confluence du Danube, le deuxième fleuve d’Europe par sa longueur, et de la Save, la plus grande rivière balkanique, la « ville blanche » a connu de nombreux bouleversements entre Orient et Occident. Les influences se sont depuis élargies et, désormais, les mutations urbaines et immobilières de Belgrade sont portées par les investissements de la Chine et des Emirats arabes unis. La tour Kula Belgrade qui dominera bientôt, avec ses 168 mètres, l’ensemble du quartier Belgrade Waterfront symbolise le renouveau de la capitale serbe.

s2b_msil1c_20190616_belgrade.jpg

Légende de l’image satellite

Cette image de la capitale de la Serbie, au confluent du Danube et de la Save, a été prise le 16 juin 2019 par le satellite Sentinel 2B. Il s’agit d’une image en couleurs naturelles de résolution à 10m.

Accéder à l'image générale sans annotation

L'image satellite ci-contre indique quelques repères géographiques

Contient des informations © COPERNICUS SENTINEL 2019, tous droits réservés

 

 

Présentation de l’image globale

Belgrade : la capitale de la Serbie en profondes mutations

Un site défensif au confluent de la Save et du Danube, entre mondes danubien et balkanique

Comme le montre l’image, nous sommes là localement au contact de deux espaces naturels bien différenciés. Au centre-sud se déploie un espace de collines peu élevées dont l’organisation est soulignée par le couvert forestier et les petites vallées encaissées et boisées : ce sont les collines de Šumadija, dont on aperçoit ici le versant septentrional. Sinon, les trois-quarts de l’image sont composés d’un vaste espace de plaines très largement mis en valeur par une riche agriculture occupant une grande partie de l’espace et dont on identifie très bien la marqueterie plus ou moins fine des parcelles. Nous sommes ici dans l’extrémité méridionale de la grande plaine pannonienne qui s’étend très largement au nord sur la Hongrie et une petite partie de la Slovaquie et de la Roumanie.    

Surtout, l’image est traversée du nord au sud par un grand fleuve – le Danube - dont le lit majeur – parsemé de nombreuses îles - a parfois été endigué par de grandes levées (cf. rive droite) afin de protéger les rives de ses crues, alors que l’on distingue bien au nord un ancien bras mort qui isole de ce fait une ancienne et très grande île. Le Danube est rejoint au centre par un affluent de rive droite, la Save. Au site de confluence se trouve une colline assez élevée dominant celui-ci et qui porte l’ancienne forteresse de Kalemeddan contrôlant la vallée avec à ses pieds une grande ville; c’est Belgrade,  la capitale de la Serbie. Nous avons devant nous un des grands carrefours de l’Europe médiane.

A l’échelle continentale, la vallée du Danube, un fleuve long de 3.020 km et drainant un bassin de 805.000 km2, constitue en effet le grand axe organisant une large partie de l’Europe centrale et balkanique. Prenant sa source dans le massif de la Forêt noire dans le Bade-Wurtemberg en Allemagne, il traverse en effet le sud de l’Allemagne, l’Autriche puis la Hongrie, et de grandes métropoles comme Vienne et Budapest. Après avoir drainé le nord de la Serbie, il traverse donc l’image pour servir ensuite à l’aval de frontière entre la Roumanie et à la Bulgarie avant de se jeter enfin dans la Mer Noire par un magnifique delta. Vers le sud-est, la vallée du Danube donne accès via l’axe de la Morava, un de ses grands affluents, puis du Vadar au nord de la Grèce et à la Mer Egée.

A l’échelle sous-continentale, la Save est une rivière longue de 1.000 km et drainant un bassin de 96.000 km2 dont les limites vont jusqu’aux chaînes de montagnes isolant le littoral adriatique de l’arrière-pays. D’orientation nord-est/sud-ouest, elle joue donc un rôle de premier plan dans l’organisation de la région en prenant sa source en Slovénie pour traverser la Croatie puis la Bosnie-Herzégovine avant donc de se jeter dans le Danube à Belgrade. Donnant accès au nord-ouest à l’Autriche et aux Alpes, elle ouvre aussi sur les ports de l’Adriatique. Enfin, le tracé de la Save sert souvent de délimitation géographique comme limite septentrionale de l’Europe balkanique.

L’espace sur l’image correspond donc historiquement à un très vieil axe de civilisation, de circulation, d’échange et d’intégration d’un côté, d’invasion et d’affrontement entre systèmes impériaux rivaux de l’autre. En effet, depuis sa création, la ville n’a jamais connu plus de vingt trois années consécutives de paix entre deux périodes de guerre et a subi au total 92 sièges. Belgrade fut romaine, byzantine, hongroise, autrichienne, puis ottomane. Elle se situe en effet dans une zone de broyage fort disputée, en particulier entre Empires autrichien et turc/ottoman. A la suite du soulèvement de 1815, la Serbie devient une principauté autonome de la Sublime Porte, ou Empire ottoman, de 1830 à 1878, date de son indépendance officielle.

Belgrade devient donc alors la capitale de la Serbie (1878), puis du Royaume de Serbie en 1882, puis du Royaume de Yougoslavie en 1918, puis de la République fédérative socialiste de Yougoslavie de 1945 à 1992 avant dêtre la capitale d’une nouvelle Serbie, issue de l’éclatement douloureux de la Yougoslavie en 1991 puis de l’accès à l’indépendance du Monténégro en 2006.  

La capitale de la Serbie : croissance urbaine et métropolisation

Comme le montre l’image, l’espace couvert par l’image est largement organisé par la métropole de Belgrade. Divisé en 17 municipalités, le territoire du Grand Belgrade couvre une superficie de 322.000 hectares soit 3,6 % du territoire serbe. Il accueille cependant 16 % de la population du pays, fournit 30 % du PIB national et contribue au quart des exportations totales du pays. A titre de comparaison, Novi Sad, la deuxième aire urbaine de Serbie, regroupe cinq fois moins d’habitants que Belgrade (341.000 hab.).

Du fait de sa largeur, le Danube constitue à l’échelle locale et régionale une véritable coupure entre la rive gauche (Borca, Pancevo) bien moins intégrée, et la rive droite. Sur celle-ci, la croissance urbaine de l’agglomération belgradoise s’organise sur une double logique.  Une logique axiale privilégiant l’espace compris entre Zemun au nord-ouest et Kaluderica au sud-est. Une logique périurbaine et rurbaine plus large et plus diffuse touchant les espaces plus éloignés (Surcin, Jakovo, Bolec…).    

Du fait de son statut de capitale, Belgrade participe à son échelle d’un processus de métropolisation qui tend à y polariser les fonctions et les emplois les plus rares et les plus stratégiques. L’agglomération concentre en effet tous les organes de l’administration gouvernementale (présidence, ministères…), de la recherche (universités) et les pans stratégiques de l’économie serbe (recherche et développement, programmation informatique, métallurgie, électronique, banques…). La capitale regroupe ainsi 55 % des chercheurs serbes et 65 % des dépenses en recherche-développement. Belgrade s’est notamment spécialisée dans le numérique, qui contribue à 10 % du PIB serbe, pour devenir une place majeure de ce secteur en Europe du Sud-Est.

Mutations urbaines et investissements étrangers : la Chine des Routes de la Soie

Le retour de la croissance ces dernières années a des conséquences sur les évolutions urbaines de Belgrade. Plus spécifiquement, la montée de la classe moyenne entraîne la construction de nouveaux centres commerciaux et certains quartiers de la ville connaissent des transformations majeures. La société israélienne Ashtrom Group a ainsi dépensé plus de 80 millions d’euros pour ouvrir en 2017 le centre commercial Rajiceva sur la rue Kneza Mihaila dans le centre ville de Belgrade. De même, un promoteur immobilier émirati, Eagle Hills, est à l’origine de la plus grande opération de renouvellement urbain en cours avec la construction de « Belgrade Waterfront » sur la rive droite de la Save (voir zoom 2).

Mais surtout, la Serbie - et tout particulièrement la région de Belgrade - reçoivent également de nombreux investissements chinois. Pékin souhaite en effet renforcer sa place dans les Balkans pour déployer sa nouvelle Route de la soie, et dans ce cadre la Serbie est jugée comme une étape majeure sur cette route. Si les investissements se font surtout dans le domaine des transports (voir plus bas), ils profitent également à d’autres secteurs de l’économie dans un pays aujourd’hui largement désindustrialisé.

S’il n’est pas encore visible sur l’image satellite, un parc industriel développé par la China Road and Bridge Corporation (CRBC) devrait voir le jour rapidement à Borča (municipalité de Palilula), au nord du centre-ville de Belgrade sur la rive gauche du Danube. Selon ses promoteurs, plus de 1 .000 entreprises employant plus de 10.000 employés devraient s’installer dans ce parc dans les prochaines années. La construction actuellement d’un centre culturel chinois à Novi Beograd à l’ouest du palais de Serbie symbolise cette amitié entre la Serbie et la Chine.

Modernisation et multiplication des infrastructures de transport

Carrefour stratégique entre l'Europe de l'Ouest et l'Europe de l'Est, la Serbie a longtemps présenté un déficit en infrastructures de transport. Toutefois, depuis notamment l’ouverture des négociations d’adhésion à l’Union européenne en janvier 2014, le pays cherche à créer un environnement économique attractif. Ainsi, la modernisation des infrastructures de transport est devenue une priorité et le territoire de Belgrade est directement concerné par ce processus. Les investissements pour une meilleure fluidité du trafic au sein de la capitale et son insertion dans des réseaux de transport pensés à différentes échelles se lisent clairement sur l’image satellite.

Multiplier les franchissements du Danube : le financement par des prêts chinois. Si la Save est franchie par six ponts dans le centre de Belgrade par différents modes de transport (routier, ferroviaire…), les aménagements pour franchir sur le Danube sont beaucoup plus limités. Construit en 1935 et reconstruit en 1946, le pont de Pančevo, visible sur l’image au nord du centre de la ville, fut pendant longtemps le seul pont - routier et ferroviaire - existant pour franchir le Danube à Belgrade.

Depuis 2014, le pont de Pupin, visible au nord-ouest de la ville, relie la municipalité de Zemun à la ville de Borča et fait partie de la Spoljna Magistralna Tangenta (SMT), la « tangente routière extérieure » de la capitale serbe. Ce « pont de l’amitié sino-serbe » construit par la China Road and Bridge Corporation a coûté 170 millions d’euros, financés à 85 % par un prêt de la China Exim Bank. Un troisième franchissement du Danube devrait voir le jour dans les prochaines années à l’Est de Belgrade avec la livraison du dernier tronçon du périphérique.

Terminer le périphérique : la Chine et l’Azerbaïdjan. Commencée en 1990, la construction du périphérique a été conçue pour rejeter le trafic de transit à l'extérieur de Belgrade et, notamment, pour désengorger les ponts de Pančevo et de Gazela (3em pont qui franchit la Save en partant du Nord). La réalisation de cette voie de contournement dans sa partie Sud et Ouest a été divisée en trois tronçons.
Le tronçon A, visible sur l’image au nord-ouest de l’aéroport entre Batajnica et Dobanovci (échangeur avec l’autoroute A3 qui relie Belgrade à la frontière avec la Croatie), est terminé et ouvert au trafic depuis 2012.
Le tronçon B entre Dobanovci et Bubanj Potok, au sud-est de Belgrade, est en cours de finalisation. C’est sur ce tronçon qu’un échangeur a été réalisé, à l’ouest de la Save, pour connecter le périphérique et l’autoroute A2 en cours de construction sur l’image. Cette autoroute doit, à terme, relier Belgrade à la frontière entre la Serbie et le Monténégro et a nécessité la construction d’un pont supplémentaire sur la Save de 1.700 mètres de long facilement repérable au sud-ouest de l’image. C’est un consortium regroupant les compagnies chinoise Powerchina et azerbaidjanaise AzVirt qui est en charge de la construction du tronçon B.
Et c’est ce même consortium que la Serbie a choisi en 2019 pour construire le futur tronçon C entre Bubanj Potok et Pancevo, commune que l’on peut aisément repérer avec son imposante raffinerie de pétrole sur la rive gauche du Danube au nord-est de l’image. Sa réalisation nécessitera ainsi la construction d’un autre pont sur le Danube. Au terme de sa construction, le périphérique de Belgrade fera partie de l’autoroute A1 qui reliera la Serbie du Nord au Sud.

Moderniser l’aéroport Nicolas Tesla. En juillet 2019, les présidents E. Macron et A. Vučić ont lancé le chantier de modernisation de l’aéroport Nicolas Tesla visible à l’ouest de l’image satellite. Celui-ci sera mené par Vinci Airports, concessionnaire de l’aéroport depuis 2018 pour une durée de 25 ans, afin d'accroitre la capacité de la plateforme (15 millions de passagers à terme) et contribuer au développement économique de la Serbie. L’insertion de l’aéroport dans les flux européens est devenue une priorité. Air France a ainsi relancé sa ligne Paris-Belgrade et une nouvelle liaison Wizz Air relie Belgrade à Lyon-Saint-Exupéry.

Zoom d’étude

Belgrade, les mutations urbaines de la ville-centre

Novi Beograd, ou La Nouvelle Belgrade : la Belgrade de Tito

La rivière de la Save sépare, à l’est, la forteresse de Kalemegdan et la vieille ville composée d’un bâti plus resserré de Novi Beograd, la nouvelle Belgrade, aux larges avenues. Novi Beograd fait partie des dix municipalités urbaines qui constituent la ville de Belgrade proprement dite et compte 212.000 habitants au recensement de 2011. Elle est divisée en 72 « blocs » et comporte de nombreux gratte-ciel comme la tour Genex (130 mètres), la « porte occidentale de Belgrade ».

A partir de 1948, cet espace marécageux devient une ville nouvelle construite sur les bases strictes des principes du zoning de la Charte d’Athènes. Pour le Président Tito, il s’agit de construire une ville moderniste, qui représente une nouvelle capitale de la Yougoslavie socialiste. Le premier bâtiment à sortir de terre est le SIV, acronyme du Conseil Fédéral Exécutif de la Yougoslavie, rebaptisé aujourd’hui Palais de Serbie. Construit en forme de « H », cet édifice est visible au sud de la « grande île de la guerre » située au confluent de la Save et du Danube.

Au sud de Novi Beograd, le quartier des Blokovi se distingue par ses rangées de bâtiments résidentiels en béton, témoins de l’architecture brutaliste. Sur l’image, on remarque en particulier une concentration de gratte-ciel identiques entre la Save et la large rue Youri Gagarine située plus au nord.

Ces blocs ont inspiré les cinéastes comme Luc Besson, qui y tournât en 2009 son film Banlieue 13 – Ultimatum, dans lequel le quartier Blokovi représentait la version futuriste des banlieues pauvres parisiennes. Novi Beograd abrite aujourd’hui les sièges sociaux de nombreuses entreprises, de plusieurs banques et de nombreuses institutions éducatives ou culturelles, ce qui en fait le principal quartier d’affaires de la capitale serbe et un nouveau site à la mode.

« Belgrade waterfront » : la Belgrade des Emirats

Sur l’image satellite, un vaste espace vide se distingue en plein centre de Belgrade sur la rive droite de la Save. Au nord de cet espace, les ombres des résidences Belgrade Waterfront, achevées en juillet 2018, se détachent. Elles font partie d’une opération urbanistique majeure nommée « Belgrade waterfront » qui est en train de transformer le quartier de Savamala, centre de la vie artistique et nocturne de Belgrade construit au XIXème siècle, en un luxueux complexe comprenant des immeubles d’habitation, des bureaux, des commerces et une tour de 168 mètres de haut.

Ce projet, imposé aux citoyens sans consultation préalable, est le fruit d’un accord passé entre le gouvernement serbe et le promoteur immobilier émirati Eagle Hills pour un investissement total de 3 milliards de dollars. Si les travaux ont commencé en 2015, de nombreuses associations, en particulier le mouvement Ne Da(vi)mo Beograd (« Ne laissez pas Belgrade tomber/se noyer »), se sont opposées à ce projet considérant notamment que la vente de plus de 6.000 appartements de standing est irréaliste dans un pays où le salaire mensuel moyen est de 350 euros.

A l’inverse, pour les autorités, cette opération symbolise la renaissance de la ville après son bombardement par l’OTAN en 1999 à l’époque où  Belgrade était encore la capitale d'une Yougoslavie en voie de dislocation. A quelques centaines de mètres du Belgrade waterfront, se trouve encore la figure de proue du Belgrade bombardé : le Generalštab, ancien quartier général de l’armée fédérale yougoslave, un lieu abandonné à son sort, en plein cœur de la capitale serbe.

Ada Ciganlija : « mer » et plages sur le « littoral » belgradois

Enfin, à 4 kilomètres au sud-ouest du centre ville de Belgrade, Ada Ciganlija est une île située sur la Save dans la municipalité de Čukarica. Anciens marécages utilisés comme zone d’exécution pendant l'époque ottomane, ce lieu a été aménagé avec la construction en 1967 de deux barrages visibles à chaque extrémité de l’île sur l’image satellite. L’ensemble forme aujourd’hui le lac artificiel de la Save d’une longueur de 4,2 km. Ce lac est longé par une plage de galet et, en raison notamment de l’absence de littoral maritime sur le territoire serbe, ce lieu est très fréquenté pendant l’été.

C’est également un espace de loisirs apprécié par les habitants de la ville qui concentre de nombreuses activités sportives (ski nautique, bungee jumping…), des bars et des restaurants. Depuis l'allongement de l'île en 2002, on peut y pratiquer également du golf, du paint-ball, de l'aqua-soccer, du hockey sur gazon ou encore du rugby. Sur l’image satellite, un petit lac de forme irrégulière se distingue au nord de l’île. Il s’agit du lac d’Ada Safari utilisé aujourd’hui comme zone de pêche.

Ressources complémentaires

Bibliographie

BAILLARGEON T., 2015, « Habiter l’en-attendant: le lieu de l’en-attendant et le cas du Generalštab de Belgrade », Revue d’études comparatives Est-Ouest, 2015/4 (N° 46), p. 123-156.


CATTARUZZA A. et SINTES P., 2016, Atlas géopolitique des Balkans. Un autre visage de l’Europe, Paris, Editions Autrement, 2ème édition, 96 p.

CHABOT G., 1955, « Belgrade, vieille capitale, ville nouvelle », L'information géographique, volume 19, n°4, pp. 139-150.


LE NORMAND B., 2014, Designing Tito's Capital: Urban Planning, Modernism, and Socialism in Belgrade (Culture Politics & the Built Environment), University of Pittsburgh Press, 320 p.

MACURA V., RADULOVIC S. et VUKSANOVIC-MACURA Z., 2018, « Land cover changes of the Belgrade area over the past three centuries », Spatium, n°40.


Sitographie

Le site de la municipalité de Belgrade

Le site de Belgrade Waterfront

Contributeur

Julien Picollier, Professeur d’Histoire-Géographie au collège Champollion, Grenoble

Cible/Demande de publication: