La Baie du Mont-Saint-Michel : un espace et un système maritime et littoral exceptionnel

Entre Normandie et Bretagne, au fond du Golfe de Saint-Malo, la baie du Mont-Saint-Michel et son fameux Mont sont des sites emblématiques du littoral métropolitain. Un patrimoine exceptionnel - naturel, paysager, architectural et religieux - explique son inscription au patrimoine mondial par l’Unesco en 1979. Face à l’ensablement du Mont, une vaste opération publique d’aménagement, déployée entre 1995 et 2015, vise à rétablir son caractère maritime. Pour autant, face à la fragilité des milieux, ce territoire est sous fortes pressions, multiformes, et doit trouver un compromis entre valorisations économiques et développement durable.

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Légende de l'image satellite

La Baie et le Mont-Saint-Michel : un espace et un système exceptionnels  : cette image a été prise par un satellite Pléiades le 20/04/2017. Il s’agit d’une image en couleurs naturelles, de résolution native à 0,70m, ré-échantillonnée à 0,5m - Accéder à l'image (format jpg ou png)

Présentation de l'image globale

Les petite et grande Baies, à l’angle entre Normandie et Bretagne

Cette image prise à marée basse couvre la Baie du Mont-Saint-Michel, du nom du petit îlot fortifié portant une très ancienne abbaye qui apparaît au centre-sud au débouché d’une rivière venant du sud, le Couesnon. Celui-ci sert de limite historique très ancienne entre la Normandie à l’est et la Bretagne à l’ouest. Comme le dit la maxime : « Le Couesnon dans sa folie a mis le Mont en Normandie ». A la vue de cette image, on est frappé par l’importance des espaces et la diversité des milieux maritimes ou terrestres concernés. 

Cette image couvre la petite Baie, qui est comprise entre la Chapelle Sainte-Anne (Cherrueix) au sud et le Bec d’Andaine (Genêts) au nord. Elle est large d’environ 7 km et profonde d’une dizaine de km. Elle forme un sous-ensemble géographique d’environ 50 km2. Elle bénéficie des eaux apportées par trois estuaires – terme qui définit la basse vallée d’un fleuve ou d’une rivière envahie par la mer - bien visibles sur le document : le Couesnon au sud, la Sée et la Sélune à l’ouest. 

Cette petite Baie est en fait l’appendice terminal d’un système maritime beaucoup plus vaste, mais absent de l’image : la grande Baie. On ne peut comprendre les paysages, les structures et les dynamiques de la petite Baie sans changer d’échelle spatiale. La petite Baie constitue la terminaison d’un très vaste rentrant - le golfe de Saint-Malo - dans lequel s’engouffrent les marées et les courants marins. La grande Baie couvre environ 400 km2. Elle constitue un triangle large de 25 km, à l’endroit de la ligne pointe de Cancale – pointe de Granville, et profond de 30 km. La forme triangulaire de ce vaste dispositif est du à la rencontre entre le littoral du plateau du Penthièvre breton, d’orientation ouest-est, à gauche de l’image et le littoral de la presqu’île du Cotentin, d’orientation nord-sud, à la droite de l’image. 

Un milieu naturel très particulier : grèves (slikke), herbus (shorre) et polders

Si le Mont Saint Michel domine une des baies les plus vastes du monde, celle-ci présente une spécificité : elle est de très faible profondeur. Ainsi, la zone à l’ouest du rocher de Tombelaine, qui apparaît seul et isolé au nord du Mont-Saint-Michel, a une altitude comprise entre -5 m et 0 m. A l’ouest du Mont Saint Michel, l’altitude est de 3 m., de 5 à 9 m. dans les herbus. 

La Baie connaît des marées d’une amplitude exceptionnelle. Le marnage, terme qui définit la différence de niveaux des eaux entre marées hautes et marées basses, y est de grande ampleur : il atteint jusqu’à 15 m. en périodes de vives eaux. Ces phénomènes y expliquent la présence d’un immense estran, terme définissant l’espace alternativement couvert et découvert par le jeu des marées, qui s’étend sur environ 250 km2. 

Comme le montre très bien l’image, la Baie juxtapose trois grands types de milieux et de paysages. Deux appartiennent au domaine maritime qui est couvert par le jeu alternatif des marées : les grèves, ou slikke, et les herbus, ou shorre. Le dernier appartient au domaine terrestre : les polders. Nous reviendrons sur ces milieux par la suite en présentant certains zooms. Ces spécificités font en particulier de la Baie une zone ornithologique d’une grande richesse, les oiseaux y venant pour l’hivernage, la migration, la reproduction, l’estivage ou la mue.  

Concilier protection des milieux naturels et valorisation économique

Ce milieu d’une grande diversité et d’une grande richesse est valorisé par les hommes depuis l’Antiquité, telle la production de sel introduite dès l’époque gallo-romaine et aujourd’hui disparue. En rive sud, s’étendent d’ouest en est une succession de point d’habitat : La Caserne sur le Couesnon, La Rive, La Guintre et Bas Courtils.  

L’exploitation économique y repose sur plusieurs piliers comme le tourisme, l’agriculture, la chasse et la pêche. Ainsi, la chasse est réalisée « à l’affût », dans 37 cabanes ou « gabions » spécialisés installés dans la Baie, ou « à la passée » lors des déplacements des oiseaux migrateurs (canards, sarcelles…). Une réserve de chasse de 3 000 ha., dont 700 ha. d’herbus, a été créée en 1974  à l’ouest du Mont. 

La pêche est aussi importante et diversifiée. Elle est réalisée soit par les flottilles des ports de Cancale (ouest, hors image) ou de Granville (nord, hors image) pour les poissons plats (soles, plies, carrelets…) et les crustacés, soit à pied par des professionnels ou des touristes en villégiature (crevettes grises et roses, bouquet, moules, coques…).   

Ces activités humaines dans un milieu riche mais fragile ont conduit à l’adoption de toute une panoplie de dispositifs de gestion et de protection des espaces naturels et des paysages : création d’une zone Natura 2000, statut de site classé, convention Ramsar (préservation des zones humides), adoption d’un Schéma régional d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE)… Pour autant, face à la fragilité des milieux naturels, ce territoire est sous fortes pressions, multiformes (agriculture, tourisme, urbanisation…), et doit trouver un compromis entre valorisations économiques et développement durable.   

Zooms d'étude


Les paysages maritimes des grèves et le rocher de Tombelaine

Nous sommes ici au nord de la photo générale. Le rocher de Tomblaine - pointement de granit assez haut, mais désert car très isolé contrairement au Mont-Saint-Michel - domine un très vaste espace d’apparence désertique : la grève, ou la slikke (terme d’origine néerlandaise).

La slikke définit les bancs de sables sablo-vaseux et les vasières qui couvrent une large partie de la Baie. Dans cet espace, les criches définissent les larges échancrures des chenaux qui parcourent cet espace alternativement couvert et découvert par le jeu des marées. La faible altitude, la longueur exceptionnelle des pentes et la puissance des marées s’y traduisent par des flux de marée montante qui varient de 3 à 6 km./ heure. Des vitesses qui peuvent parfois prendre au dépourvu les touristes imprudents qui s’aventurent seuls ou sans précaution dans ces immenses espaces plans et amphibies. Pour autant, la traversée à pied de la grève avec un guide expérimenté par les touristes ou les pèlerins constitue une expérience assez exceptionnelle de plus en plus attractive.   

Ces paysages immenses sont mouvants et instables. Ils se recomposent en permanence selon les marées, les saisons et les conditions météorologiques. Leurs dynamiques hydrosédimentaires sont liées à la vitesse des courants, aux hauteurs d’eau, à l’énergie des vagues, à l’agitation et au taux des matières en suspension.  

Sous son apparence vide, l’espace des grèves de la Baie cache en fait une très riche vie marine. On y trouve la présence de très nombreux organismes végétaux (algues microscopiques…) et animaux vivant dans les sédiments ou en suspension dans l’eau. Cette flore et cette faune sont à la base d’une chaîne alimentaire d’une grande richesse.

Cette production primaire est exploitée par les moules, les huitres d’élevage, les différents peuplements benthiques (coques, crevettes, crépidules…), les poissons (merlan, bar, flet, mulet, saumon) et les phoques et veaux-marins qui fréquentent régulièrement la baie.


Les paysages maritimes des herbus ou shorre, témoins du comblement de la Baie

Nous sommes ici au centre-est de la photo générale et à l’est du Mont-Saint-Michel, dans l’espace maritime de la Baie où les herbus, ou shorre (termes d’origine néerlandaise) - bien visibles car de couleur verte - occupent la plus grande surface.

Paysages et milieux intermédiaires entre la mer et la terre, les herbus correspondent à des formations végétales halophiles (qui aiment le sel) qui s’adaptent à la subversion liée aux marées et à la salinité de l’eau. Ils couvrent prés de 40 km2. Les herbus se développent lorsque les sédiments déposés atteignent l’altitude de 4,5 m.

Les herbus sont donc le principal indicateur du comblement progressif de la Baie par les matériaux sédimentaires, puisque leur emprise spatiale progresse au fur et à mesure de la sédimentation de celle-ci. Les herbus ont ainsi conquis environ 1 000 ha sur la grève, ou la slikke, entre 1958 et 1997. La Baie du Mont-Saint-Michel représente aujourd’hui la surface d’herbus la plus importante de toute la côte atlantique européenne.

Du fait des processus géomorphologiques et des dynamiques hydrosédimentaires naturelles, l’ensablement global de la petite Baie a sensiblement progressé ces dernières décennies : on estime les volumes sédimentaires déposés à 20,5 millions de m3 sur 45 ans. Ce processus dynamique naturel et les actions d’aménagement des hommes constituent aujourd’hui une menace pour l’insularité du Mont-Saint-Michel.

Sur les parties les plus élevées des herbus se développent les prés-salés. Ce sont des espaces spécifiques pâturés par les moutons. Environ 13 000 moutons de prés-salés pâturent 3 000 ha. d’herbus, qui donnent à la viande un goût et une texture particuliers. Les moutons de prés-salés bénéficient d’une certaine réputation gastronomique dans le cadre d’une production protégée par un label spécifique.


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Nous sommes ici dans la partie sud-ouest du document.  Elle est largement occupée par des polders, un terme qui définit les terres gagnées par l’action volontaire des hommes sur la mer, par endiguement puis assèchement. Tout au nord se repère d’ailleurs bien la digue qui isole le mince liséré des herbus d’une zone agricole très aménagée. Contrairement aux polders des Pays-Bas, par exemple, qui sont sous le niveau de la mer, ceux-ci se déploient dans la Baie sensiblement au dessus du niveau marin de base.

Un paysage de colonisation maritime récente

Nous sommes ici dans la zone des « polders modernes » qui s’étendent au sud-ouest du Mont-Saint-Michel. Ils sont historiquement très récents puisqu’ils ont été conquis entre 1856 et 1934. Ils s’opposent aux polders plus anciens qui se trouvent plus à l’ouest dans la région du Mont-Dol et de la Chapelle-Sain- Anne. Les premiers polders ont en effet été conquis dès le Moyen-Age à partir du sud-ouest de la Baie (cf. digue de la Duchesse Anne du XIem siècle, longue de 20 km à l’ouest, hors image).  

Ces polders modernes présentent une structure foncière et paysagère très particulière. La trame et la forme des parcelles sont géométriques. Ils sont le symbole de la dernière étape de colonisation technique, foncière et agricole de la région. Certains axes portent en lisière de parcelle des rideaux d’arbres dont l’ombre est bien visible.

Des terres d’agriculture intensive : céréales et légumes

Comme l’indique l’image, tout l’espace est consacré à l’agriculture. Bien que située en Basse-Normandie, la prairie occupe ici une part très faible de la surface agricole utile (S.A.U.). Les exploitations agricoles y pratiquent une polyculture fondée sur les céréales (blé, maïs) et les légumes de plein champ (carottes, oignons, poireaux, pommes de terre). Cette agriculture intensive en lisière de milieux maritimes a des conséquences non négligeables sur la qualité des eaux de la Baie (cf. augmentation des taux d’azote) et le développement des herbus (cf. prolifération du chiendent maritime).     

Cette mise en valeur agricole s’appuie sur la création d’unités économiques et techniques et de bâtiments d’exploitation agricoles bien repérables. Dans cette structure d’habitat dispersée, onze exploitations – de tailles assez différentes - sont identifiables sur le document. Autour d’une cour centrale sont disposés les bâtiments d’habitat et les bâtiments d’exploitation. Pour se protéger du vent, les ensembles sont fermés et parfois entourés d’un rideau d’arbres.  


Le Mont-Saint-Michel : un joyau médiéval 

Au sud de la Baie et à la limite des herbus méridionaux se trouve le Mont-Saint-Michel. Comme le montre l’image, ce pointement granitique de forme circulaire est une petite île  de 3,9 km2. Cette commune, peuplée d’une quarantaine d’habitants permanents, est une des plus petites de France. L’ombre portée sur la grève souligne sa forme et son architecture dominée par l’abbaye et sa flèche, consacrée à Saint-Michel, qui s’élève à 157 m. de haut.

 Dès le Haut Moyen-Age, il devient le site d’un établissement religieux de plus en plus prestigieux, des bénédictins s’y établissent dès 966, un lieu de culte attirant de nombreux pèlerins et un enjeu de rivalités entre princes territoriaux et rois.  Son abbaye (Notre-Dame-sous-Terre, salle des Hôtes, réfectoire, aumônerie, magnifique cloître suspendu ouvert sur la Baie…) constitue aujourd’hui un joyau médiéval exceptionnel.

De par sa position, son histoire et son patrimoine, il constitue un des lieux les plus emblématiques du littoral normand, français et européen. En 2016, la Communauté de Communes - qui regroupe 109 communes et 88 500 habitants et est dominée par la ville voisine d’Avranches – prend ainsi le nom de Mont-Saint-Michel-Normandie. Le Mont constitue une des principales ressources touristiques locales et régionales. La Baie du Mont-Saint-Michel serait avec plus de trois millions de visiteurs par an le 3em site touristique le plus visité de France, alors que l’abbaye reçoit à elle seule 1,2 million de visiteurs en 2016.


Nouveaux aménagements : opération nationale de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel pour désensabler le Mont entre 1995 et 2015

Prise à marée basse, l’image couvre la partie sud de la Baie, la plus proche du Mont. On distingue bien au sud les polders et au nord les herbus séparés par une puissante digue. Dans l’axe se trouve la basse vallée du Couesnon et ses différents aménagements, dont le barrage, bien visible. A l’est, en rive gauche, se trouve le hameau de « La Caserne » avec sa zone d’habitats et de service et ses parkings.

L’intérêt de l’image est de monter concrètement les importants travaux d’aménagement réalisés entre 1995 et 2015 pour désensabler le Mont afin de lui restituer sont caractère maritime. Ces travaux sont de plusieurs ordres.  

Un nouveau barrage

D’un coût de 34 millions d’euros, ce nouveau barrage (138 m. de long, 15 m de large) mis en fonctionnement en mai 2009 est « réversible ». C’est-à-dire qu’il permet à marée montante les opérations de remplissage du bassin arrière et sa vidange aux marées descendantes. Il remplace un vieux barrage construit en 1969 qui gênait le mouvement des eaux.

Ce nouvel équipement permet au fleuve de retrouver sa puissance pour l’aider à chasser les sédiments au large et redonner au Mont son caractère maritime. Le fonctionnement de cette nouvelle « chasse d’eau »  se traduit par une large érosion des anciennes zones d’accumulation et d’herbus (100  m de large et – 3 m. de profondeur) à l’ouest et au sud-ouest du Mont.

Ces caractéristiques techniques permettent de stocker un volume d’eau de 70 000 m3 à 1,2 million de m3 d’eau, selon les saisons et les marées. Ces flux d’eau, puissants et réguliers, permettent d’emporter les sédiments qui tendaient à s’accumuler au large. De même, les berges du Couesnon sont élaguées, le lit du fleuve est curé et de nouveaux canaux sont creusés.  

Requalification urbaine et paysagère et nouveaux parkings pour les touristes
 
A l’amont du barrage, c’est-à-dire vers l’intérieur des terres, d’importants travaux de requalification urbaine et paysagère (plantation de 1 900 arbres) et de modernisation du lieu-dit « La Caserne » ont été lancés. S’y concentrent commerces, restaurants, hôtels et un centre d’information touristique.

Bien lisible sur le document, un nouveau parking de 4 000 places couvrant 40 ha. a été créé. La création de ces nouveaux parkings, déplacés vers l’intérieur des terres, permet de détruire des anciennes zones de stationnement qui étaient situées juste au pied du Mont et qui occupaient 15 ha. de grèves (voitures, cars et camping-cars). Dorénavant, l’accès au Mont se fait à pied ou en navettes de cars.
 
Nouvelle route-digue et nouveau pont-passerelle  

A l’aval du barrage, c’est-à-dire vers la baie, le document montre sur la droite d’importants travaux d’aménagement. (On retrouve aussi ces travaux dans le zoom consacré au Mont-Saint-Michel).

La vieille digue-route historique - construite en 1879 et qui permettait d’accéder en ligne droite par la route en voiture jusqu’au Mont - est détruite. Elle est remplacée en 2015 par une nouvelle route d’accès, en cours de construction sur le document, plus à l’est. Il s’agit d’une digue-route puis d’un nouveau pont-passerelle de 735 m. de long. Plus aérien et porté par 142 piliers ancrés à plus de 30 m. de profondeur, il a le grand avantage de laisser les eaux circuler librement lors des marées.

Enfin, plus au nord (hors cadre ici), la création d’un seuil de partage pour que les eaux passent à l’ouest et à l’est du Mont, est réalisée grâce en particulier à des épis écarteurs. Ils permettent la divagation du fleuve et favorisent les courants de marée.

Documents complémentaires

Opération de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel. Site officiel

Ministère de l’Ecologie, du développement Durable et de l’Energie. DREAL Basse-Normandie-Bretagne. Projet d’extension du site classé de la Baie du Mont-Saint-Michel, décembre 2013.