Brésil / Argentine / Paraguay - La triple frontière autour d’Iguazu : un des territoires transfrontaliers les plus actifs au monde

A la croisée de trois Etats - et aux confins de l’Etat fédéré du Parana (Brésil), de la province de Misiones (Argentine) et de Département de l’Alto Parana (Paraguay) - se développe l’un des territoires transfrontaliers parmi les plus actifs au monde. Animée par de nombreux flux légaux et souterrains, la construction d’une véritable région transfrontalière, historiquement, récente y est fondée sur trois piliers faisant système : la réalisation du barrage hydroélectrique d’Itaipu, un des plus grands du monde, le développement en retour d’une agglomération transfrontalière dynamique et, enfin, la progression d’un front pionnier agricole fondé sur la grande culture, en particulier le soja, initialement à partir du Brésil. Cette triple marge frontalière constitue ainsi le laboratoire de l’élaboration de nouvelles territorialités transfrontalières, dans le contexte d’une dynamique d’intégration cependant largement dominée par le Brésil.

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Légende de l’image

A la crisée du Brésil, de l'Argentine et du Paraguay, cette image a été réalisée par le satelitte Sentinel-2B le 10 mai 2020. Cette image en couleurs naturelles a une résolution native à 10m.


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Repères géographiques

Présentation de l’image globale


Aux confins du Brésil, de l’Argentine et du Paraguay : la Triple Frontière, un laboratoire de l’intégration transfrontalière dans le Cône Sud

Frontières et dynamiques transfrontalières

Comme le montre bien l’image générale, dans ces hauts plateaux intérieurs du Nouveau Monde latino-américain longtemps vides ou sous-peuplés, les frontières sont ici clairement définies et limitées par les deux grands fleuves qui traversent l’image et en organisent l’espace. Ce sont là en effet dans ces espaces sans grands reliefs et assez homogènes les marqueurs les plus faciles à identifier. On trouve ainsi, premièrement, le Rio Parana : d’orientation nord/sud, il sert de frontière entre le Paraguay, qui s’étend à l’ouest, et le Brésil et l’Argentine qui s’étendent respectivement au nord-est et au sud-est. Deuxièmement, sur la partie orientale de l’image, le Rio Iguacu, d’orientation est/ouest et affluent de rive droite du Rio Parana, sert ici de frontière au Brésil et à l’Argentine.    

Historiquement, cette frontière fut imposée au Paraguay par le Brésil, l’Argentine et l’Uruguay à l’issue de la terrible Guerre de la Triple Entente (1864-1870) – soutenue par le Royaume-Uni - qui conduisit à l’anéantissement des trois quarts de la population paraguayenne et à une très forte réduction de son assise territoriale au profit des deux grands vainqueurs qui s’en partagèrent les dépouilles, en particulier à l’est du Rio Parana. Cette construction est donc historiquement récente.

L’intérêt de l’image est de souligner aujourd’hui l’importance des profondes dynamiques démographiques (environ 50 hab./km2), économiques et sociales qui bouleversent ces espaces périphériques aux trois constructions nationales, qui y furent d’ailleurs longtemps des marges sous-intégrées. Il faut en fait attendre les années 1960/1970 pour que débute une véritable « course aux frontières », de nature géopolitique et géoéconomiques accélérée dans cette région par la dynamique pionnière brésilienne symbolisée par deux leviers majeurs : le « front du soja », qui va largement déborder sur la frontière et bouleverser les campagnes paraguayennes d’un côté, le « front énergétique » de l’autre, symbolisé par le grand développement des potentialités hydroélectriques, en particulier la construction du barrage d’Itaipu.

Ces processus de mise en valeur intégrée vont déboucher sur la création d’une importante agglomération et d’une grande région transfrontalière particulièrement dynamique : côté paraguayen par exemple, la population du département de l’Alto Parana - dont Ciutad del Este, sur l’image, est la capitale - passe ainsi de 200.000 à 831.000 habitants entre 1982 et 2020.

La confluence des rios Iguazu et Parana : les fleuves, marqueurs de frontières

Cet espace frontalier et cette région transfrontalière se développent au cœur continental du Cône Sud, dans une région historiquement occupée par les missions jésuites lors des colonisations espagnole et portugaises. Il s’agit d’une région tropicale, encore en grande partie forestière lorsque les forêts sont protégées comme le montre la grande emprise des espaces forestiers en vert foncé en Argentine et au Brésil. Ils correspondant en partie à deux parcs nationaux jumeaux : le parc national d’Iguazu côté argentin, et le parc national Iguaçu côté brésilien, le long du rio Iguazu.

Le Rio Iguazu, orienté est-ouest et bien visible dans la partie orientale de l’image, franchit quelques kilomètres avant sa confluence avec le Parana au niveau d’un méandre largement infléchi vers le sud, d’impressionnantes cataractes. Alignant plusieurs centaines de cascades sur près de 3 kilomètres de long, les chutes d’Iguazu sont un site naturel exceptionnel. Elles ont, par exemple, fourni un spectaculaire décor à la poursuite d’un James Bond (Moonraker, 1979). Classées au patrimoine mondial de l’Unesco, elles représentent un pôle majeur d’attraction touristique.

Ce fleuve s’inscrit dans le vaste bassin du Parana, qui couvre plus de 2,5 millions de km², dont il est un affluent. Nommé “père des eaux” par les Indiens guaranis, s’écoulant sur plus de 4.000 km selon un trajet grossièrement orienté nord-sud, il sert sur une partie de son cours au tracé de la frontière entre l’Argentine et le Paraguay. Avant de se jeter avec le Rio Uruguay, autre fleuve frontalier de la région, qui lui même rejoint l’Atlantique dans l’immense estuaire du Rio de la Plata, où se trouve la grande métropole de Bueno Aires, capitale de l’Argentine. Ses caractéristiques l’appellent à devenir l’un des axes majeurs de la dynamique d’intégration régionale au sein du Cône Sud, et en font un fleuve très aménagé, pour partie grâce à des accords binationaux, comme dans le cas du barrage d’Itaipu.

Le débordement du front pionnier agricole brésilien

En parallèle, un autre processus témoigne de cette domination du Brésil : la colonisation agricole qui s’opère depuis le territoire brésilien en direction du territoire paraguayen. Une nette continuité paysagère entre les deux pays en témoigne, avec de grandes parcelles au tracé géométrique signes d’agriculture commerciale, moderne, dominée par le soja.

Ce phénomène s’explique par le dynamisme pionnier de l’agriculture brésilienne, couplé à une forte pression sur les terres agricoles, tandis que l’Oriente paraguayen est longtemps resté un territoire quasi-vide jusqu’à la politique de la “Marcha hacia el Este” lancée par le président Stroessner dans les années 1960 pour mettre en valeur la partie orientale du pays.

Au fil des décennies s’est ainsi constituée un espace frontalier très intégré, en grande partie peuplé de paysans brésiliens, que le géographe Sylvain Souchaud désigne comme le “Brasiguay”, dont les habitants parlent une langue hybride, le “portuñol”, mêlant des éléments issus de l’espagnol et du portugais. Cette conquête, sous domination brésilienne, s’opère au détriment des petits paysans, repoussés plus loin du front pionnier.

Zooms d’étude

Le barrage d’Itaipu : un des plus grands barrages hydroélectriques au monde et son lac-réservoir, un équipement binational majeur

Un ouvrage pharaonique

Comme le montre l’image, au sud, le barrage d’Itaipu - dont la construction a débuté en 1973 et a mobilisé 40 000 salariés - est un ensemble monumental. On distingue très bien cette immense muraille de 7900 m de large et de 196 m de haut qui produit une chute de 120 m. On y trouve ce qui fut longtemps la plus grande centrale hydroélectrique du monde, avec une puissance installée de 14 000 MW et 20 turbines, jusqu’à l’achèvement du barrage des Trois-Gorges en Chine.

 Il donne naissance à un lac artificiel de retenue très étendu, lui aussi très visible : il couvre en effet 1400 km², mesure 200 km de long et dispose d’une capacité de stockage de 29 000 millions m3 d’eau. Du fait de la topographie du plateau, ses rives sont très découpées et très digitées. A l’est, un liseré boisé, en vert sombre, souligne le contraste avec les terres agricoles qui l’entourent et le dominent et qui sont très largement mises en valeur.

Le Rio Panara, sur lequel est construit le barrage, prend sa source à seulement 1148 m d’altitude au Brésil dans le Minas Gerais pour se jetter dans la province de Bueno Aires en Argentine dans l’océan Atlantique par le Rio de la Plata. Second fleuve de l’Amérique latine après l’Amazone, il draine un bassin de 2,5 millions km², soit cinq fois la France, lui procurant un débit annuel moyen de 16.000 m3/s. La région est marquée par un climat subtropical humide avec des températures moyenne annuelle de 21,5°C, avec 26°C en janvier et 16°C en juin-juillet (hiver australe) et 1.800 mm de précipitations annuelles.  

Un acteur majeur de la production électrique

Au sud du barrage, les couloirs taillés dans la forêt font passer les réseaux de lignes à trés haute tension. Construit entre 1975 et 1982 pour une entrée en service en 1984, cette réalisation pharaonique joue en effet un rôle majeur dans la fourniture d’énergie électrique des deux pays riverains. Ce barrage alimente 17 % de la population brésilienne et fournit près des trois quarts de l’électricité paraguayenne.

Fruit d’une coopération entre les deux Etats, le barrage met en fait en relief les asymétries géoéconomiques et géopolitiques qui existent entre les voisins, et joue plutôt comme un instrument de la domination brésilienne : 90 % sa production est consommée par le Brésil. En effet, dans l’incapacité de financer la moitié de cette colossale infrastructure, le Paraguay, l’un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud, rembourse en “nature” - c’est-à-dire en électricité - la participation brésilienne. Si bien qu’il contribue considérablement au développement urbain et industriel du Sudeste brésilien, la région métropolitaine motrice de l’économie de la puissance continentale. La construction du barrage enclenche le développement de cette région transfrontalière, qui se traduit notamment par une croissance urbaine rapide, à l’origine de la structuration d’une importante agglomération transfrontalière.


Barrage d’Itaipu


Repères géographiques

Frontière internationale et limites des Parcs Nationaux entre Brésil et Argentine  

L’image couvre le centre-est de la région et souligne l’importance des stratégies de protection des forêts adoptées par le Brésil et l’Argentine avec la création de deux parcs nationaux transfrontaliers. En effet, si le Rio Iguaçu sert de frontière entre les deux Etats, le fait le plus visible dans le paysage est le tracé rectiligne adopté au Brésil pour limiter au nord le Parc National de l’Iguaçu. Ce puissant contraste territorial, bien visible de l’espace, souligne la profonde transformation du système régional par le front pionnier agricole brésilien. Au sud, les Parcs Nationaux témoignent de l’importance initiale du couvert forestier dans ces marges et de la vigueur du processus de déforestation induite en particulier par le front du soja. Si l’accent est souvent mis dans les médias sur les grands enjeux amazoniens, ces logiques sont aussi à l’œuvre dans une vaste partie du Cône Sud.  


Parc national


Repères géographiques

Une conurbation transfrontalière animée par des flux intenses

Une importante agglomération transfrontalière

L’ensemble de ces dynamiques a fortement stimulé la croissance des pôles urbains locaux. Dans ces marges pionnières, les fondations urbaines sont historiquement récentes : 1901 pour Puerto Iguazu (Argentine), 1914 pour Foz do Iguazu (Brésil) et 1957 pour Ciudad del Este (Paraguay).

Depuis la construction du barrage, l’urbanisation a connu – comme en témoigne l’image - une sensible accélération depuis les années 1980, pour aboutir à l’essor d’une conurbation continue transfrontalière de part et d’autre du « Point triple » qui dépasse les 600.000 habitants. Côté brésilien, Foz do di Iguaçu, à 164 m d’altitude, compte environ 260.000 habitants. Côté paraguayen, Ciutad del Este, capitale du département de l’Alto Parana à 185 m d’altitude, est devenue la seconde agglomération du Paraguay après Asunción, la capitale de 3 millions d’habitants. Son essor a donc largement bouleversé la hiérarchie urbaine traditionnelle de ce petit pays et sa géographie économique puisque la région réalise aujourd’hui environ un tiers de la richesse nationale.  Cette ville-champignon passe en effet de 26.500 habitants en 1972, à 62.000 hab. en 1982, 222.000 hab. en 2002 pour atteindre 304.000 hab. en 2020.

Comme la quasi-totalité des villes situées le long d’un cours d’eau et / ou d’une frontière, l’agglomération a connu une extension largement dissymétrique, sous l’effet des discontinuités physiques (cours d’eau), politiques (frontières) et des asymétries entre pays voisins : elle est ainsi peu développée côté argentin, alors qu’elle connaît une croissance soutenue comme nous venons de le voir côté paraguayen. Ciudad del Este a d’abord bénéficié de l’afflux de la main d’œuvre nécessaire à la construction du barrage d’Itaipu, pour devenir par la suite un important pôle urbain aux larges fonctions productives (énergie, agroalimentaire, industries), commerciales et de service (hôpital, université…). La croissance anarchique de la ville-champignon contraste d’ailleurs avec l’urbanisation plus planifiée des parties brésilienne et argentine, marquées par le classique tracé des rues en damier des plans orthogonaux, et témoigne de la forte attractivité de la région.

Des flux transfrontaliers intenses, formels, informels et illégaux

Attractive non seulement pour les migrants intérieurs des trois Etats, la région de la triple frontière l’est aussi à plus petite échelle. Ciudad del Este est ainsi réputée compter 70 nationalités différentes, la ville cosmopolite abritant de très nombreux Brésiliens, mais comptant aussi d’importantes communautés originaires d’Asie et du Moyen-Orient (Syriens, Libanais, Chinois, Coréens, Japonais), attirés par les opportunités économiques.

La région est en particulier devenue un pôle commercial important à l’échelle sous-continentale, grâce à l’instauration à Ciudad del Este d’une « zone franche », parfois présentée comme la plus étendue d’Amérique du Sud, et aux nombreux différentiels classiques existants en zone frontalière (valeur des monnaies, fiscalité directe et indirecte…). Plusieurs dizaines de milliers de personnes franchissent ainsi quotidiennement le Parana sur le Pont de l’amitié, bien visible sur l’image satellite, s’approvisionnent côté paraguayen en marchandises importées à bon marché et peu taxées (principalement du matériel électronique et du prêt-à-porter), pour les revendre ensuite plus cher au Brésil. La faible taxation attire également de nombreux touristes et consommateurs argentins et brésiliens.

Ces échanges très intenses ne cessent de croître, favorisés par la dynamique d’intégration commerciale et institutionnelle liée à la création du Mercosur depuis 1991 (Traité d’Asunción) dont les trois pays sont membres, qui, avec des taux douaniers communs ou la faiblesse du contrôle de la circulation, simplifie considérablement le franchissement des frontières. Avec ses innombrables vendeurs de rues, magasins, centres commerciaux, Ciudad del Este a ainsi l’allure d’un gigantesque marché régional.

Mais la porosité des frontières a aussi contribué à faire de la région d’Iguazu une plaque tournante de trafics en tous genres, au cœur de la « mondialisation grise ». Armes, migrants clandestins, drogues, marchandises de contrefaçon y circulent en abondance, à l’origine d’un important blanchiment d’argent qui suscite, par exemple, l’inquiétude des services de renseignement étatsuniens craignant qu’il n’alimente des circuits de financement du terrorisme. La présence de plusieurs groupes criminels nourrit un climat de violence et d’insécurité dont les résidents les plus riches se protègent dans des résidences fermées surveillées par des vigiles armés, tandis que les plus démunis s’entassent dans des quartiers précaires.

La région de la triple frontière s’affirme ainsi comme un espace transfrontalier, où de nombreuses dynamiques construisent des territorialités transfrontalières, révélatrices du dynamisme des échanges transfrontaliers en Amérique Latine.


Ciudad del Este et Foz do Iguaçu


Repères géographiques

Le Rio Parana : un fleuve-frontière entre Paragay et Argentine

Contrairement à la frontière entre le Brésil et l’Argentine (cf. zoom 2) qui était aussi à cheval sur un cour d’eau, le Rio Parana – qui sert ici de frontière entre le Paraguay et l’Argentine – sépare deux systèmes très différents bien visibles sur l’image.

A l’est, l’espace argentin demeure largement forestier et touristique, avec au nord-est les fameuses chutes d’eau bien desservies par les routes et un aérodrome. Au centre et au sud, les opérations de coupe de bois et de régénération des parcelles sont bien identifiables. Mais la présence agricole est assez faible et marquée par des parcelles émiettées et de taille médiocre.    

A l’ouest, la mise en valeur de l’espace paraguayen est d’une toute autre nature. La forêt n’est présente que sous forme de lambeaux du fait de la déforestation et l’espace rural voit sa surface agricole utile (SAU) dominée par l’agriculture. L’organisation du parcellaire permet de distinguer la juxtaposition de sous-ensembles bien différenciés. Par endroits, les parcelles sont très longues et très étroites alors que dominent sinon largement les grandes parcelles permettant le déploiement d’une agriculture fortement mécanisée et motorisée tournée vers l’exportation et le marché mondial. La Chine est ainsi un des principaux destinataires des exportations de soja brésilien et paraguayen, qui entre alors en concurrence frontale avec l’offre des Etats-Unis. Cette agriculture dépend donc étroitement des cours mondiaux des produits agricoles et des grandes rivalités géopolitiques et géoéconomiques entre puissances mondiales.


Le fleuve Rio Parana


Repères géographiques

D’autres ressources

Sur le site Géoimages

Romain Gallard : Argentine - Les chutes d’Iguaçu : entre développement touristique et industriel, et coopération transfrontalière
https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/les-chutes-diguacu-entre-developpem...


Bibliographie

Marie Emilie Forget, Sébastien Velut, 2015, “Grands barrages, frontières et intégration en Amérique du Sud”, Bulletin de l'Association de géographes français, Association des Géographes Français, 2015-2, pp. 245-260.

Sylvain Souchaud, 2202, « Migrations et mutations des systèmes agraires : la culture brésilienne du soja au Paraguay », Revue européenne des migrations internationales, 2002/2 (Vol. 18), p. 6-6. URL : https://www.cairn.info/revue-europeenne-des-migrations-internationales-2...

Sebastian Rotella, Triple Crossing (roman)

Antoine Bigo, 2006, “Triple frontière, trafic redoublé”, en ligne : https://www.liberation.fr/cahier-special/2006/07/20/triple-frontiere-tra...

Aldomar A. Rückert, “Quelle intégration de l’Amérique du Sud ? Les infrastructures de liaison des régions périphériques et les tendances”, Diploweb, en ligne : https://www.diploweb.com/Quelle-integration-de-l-Amerique-du-Sud-Les-inf...

Contributeur

Clara Loïzzo, professeure de chaire supérieure, lycée Masséna de Nice

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