Auvergne Rhône-Alpes - Le Puy-en-Velay : une ville de moyenne montagne entre enclavement et ouverture

Sur la bordure orientale du Massif central et au cœur du département de la Haute-Loire dont elle est la préfecture, la ville du Puy-en-Velay apparaît comme une agglomération de taille moyenne. Perchée à 600 m. d’altitude, elle est enserrée dans un étroit bassin entouré de reliefs d’origines volcaniques assez élevés. Avec presque 20 000 habitants pour la commune et 85 000 pour la communauté d’agglomération, c’est le pôle urbain le plus peuplé d’un département fortement rural de moyennes montagnes aux faibles densités (45,6 hab/km2). Eloignée d’une centaine de kilomètres des métropoles régionales, Lyon au nord-est et Clermont-Ferrand au nord-ouest, ainsi que des grands couloirs de circulation, la ville cherche à se redynamiser en misant fortement sur son identité et son attractivité touristique.

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Cette image a été prise par un satellite Pléiades le 24/06/2015. Il s’agit d’une image en couleurs naturelles, de résolution native à 0,70m, ré-échantillonnée à 0,5m

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Les strates historiques d’une ville et agglomération de moyenne montagne

L’image permet d’identifier clairement les différentes auréoles formées par la croissance urbaine. Au cœur de l’agglomération, la ville ancienne s’organise sur le flanc sud d’une colline qui occupe le centre de ce noyau originel. Elle est bordée au nord par le tracé d’une rivière, la Borne, qui serpente pour rejoindre la Loire à 1,5 km à l’est hors de l’image.

Le centre historique est nettement délimité par le boulevard qui épouse le tracé de l’ancien rempart, démoli à la fin du XVIIIe s. L’extension du XIXe siècle, principalement orientée vers le sud, est contenue par le tracé en forme de U de la voie ferrée. Enfin, au-delà de la voie ferrée au sud et de la Borne au nord, c’est l’habitat pavillonnaire du XXe siècle qui s’étale progressivement sur les versants qui entourent la ville d’origine.

L’unité urbaine - formée par l’extension du bâti - compte ainsi neuf communes et regroupe près de 17 % de la population départementale. Sur l’image sont principalement visibles celle d’Aiguilhe, au nord (rive gauche de la Borne), qui comprend aussi la pointe sur la rive sud ; celle d’Espaly-Saint-Marcel, sur un assez large bord ouest de l’image, à partir des terrains de sport ; et le début de celle de Vals-près-le-Puy, au sud-est de l’image, au-delà de la voie ferrée.

Au total, avec 19 000 habitants, les Ponots, la commune du Puy-en-Velay est la plus peuplée d’un département de moyenne montagne (Monts du Mézenc : 1 754 m., Meygal : 1 436 m., chaîne du Devès : 1 423 m) fortement rural qui n’en compte que 227 000 (densité moyenne : 45,6 hab/km2). Elle est au cœur d’une aire urbaine de 75 000 habitants répartis sur 49 communes, et d’une communauté d’agglomération de 73 communes (84 670 habitants).

Les vieux héritages volcaniques du centre-ville

Le Puy-en-Velay présente une topographie complexe héritée d’un passé géologique mouvementé. Au milieu du plateau volcanique du Velay, le bassin qu’elle occupe résulte d’un effondrement à l’ère tertiaire (40 Ma), comblé par l’accumulation de sédiments et de cendres volcaniques. Le tout est ensuite creusé par les cours d’eau comme la Borne (sens ouest-est) ou le Dolaizon (sens sud-nord).

L’érosion a laissé en saillie des formations volcaniques les plus résistantes qui forment des pics en pleine ville. Le relief le plus imposant est le rocher Corneille, ou mont Anis selon son nom antique, qui surplombe la ville : c’est sur son versant sud que s’étage la vieille ville. Tout proche de lui, au nord-ouest, le rocher (ou « dyke ») Saint-Michel est le plus spectaculaire, formant une aiguille qui s’élève à 82 m au-dessus du sol.

Une ville double inscrite dans un espace contraint

Les contraintes de relief pèsent sur la circulation, notamment automobile. Le centre historique est difficile d’accès, particulièrement dans sa partie haute, parcourue par un réseau complexe de ruelles pentues. La ville basse, installée sur le méplat au pied de la colline, présente un plan un peu plus régulier et quelques rues plus larges dans sa partie ouest, mais la circulation y reste malgré tout malaisée. Pour autant, aucune voie n’est totalement piétonne, l’accès en voiture est théoriquement possible partout quoique désormais réservé aux résidents dans certaines parties.

En revanche, la ville moderne, installée sur les espaces plats, est plus adaptée à la circulation : un boulevard circulaire entoure le centre historique, bordé de quelques parkings dont les plus importants sont visibles côté sud, près de la préfecture (zoom 2).

D’importants enjeux de mobilité et de transport

La ville souffre d’un trafic élevé en raison de sa traversée par deux routes nationales, la RN 102 qu’on voit monter au nord-ouest vers Clermont-Ferrand, et la RN 88 au tracé presque rectiligne entre le nord-est (direction Saint-Étienne et Lyon) et le sud (vers la Lozère).

Cette convergence de routes nationales ne place pourtant pas Le Puy-en-Velay en position de carrefour. Face au risque d’enclavement, c’est plutôt vers l’est que la ville s’est tournée, comme l’indique la localisation de la gare : le train y arrive de Saint-Étienne depuis 1866 (avant Clermont en 1874), et la RN88 est progressivement aménagée en 2x2 voies, sur la majorité de son parcours.

Avec l’ouverture d’une rocade de contournement à l’est (hors de l’image) en juillet 2018, la ville espère diminuer la circulation à l’intérieur de la ville et tirer profit de sa position sur l’axe Lyon-Toulouse, dont la mise en 2x2 voies en continu reste un horizon très lointain. L’offre de transport collectif est limitée à un réseau de 12 lignes de bus, généralement sans voies propres, et aucune piste cyclable.

Une ville de contrastes

La ville haute concentre les monuments les plus remarquables, qui sont tous de nature religieuse : statue monumentale de « Notre-Dame de France », cathédrale, chapelle Saint-Michel d’Aiguilhe. La vieille ville est donc fortement marquée par une identité catholique. Elle compte dans son périmètre une dizaine d’églises et de chapelles, plusieurs établissements scolaires privés d’enseignement primaire et secondaire, le siège de l’évêché, et le point de départ « officiel » du chemin de pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle.

Le Puy en Velay est aussi un pôle de services pour le territoire rural qui l’entoure. Par effet de contraste avec la ville haute médiévale, ces fonctions sont plutôt visibles dans la ville des XIXe et XXe siècles, celle qui s’étend au-delà de l’ancien rempart, sur les terrains plats du bassin. Au sud, s’étend le quartier de la préfecture, autour du jardin public Henri-Vinay (zoom 2).

On peut aussi repérer le centre hospitalier au nord-ouest sur la rive gauche de la Borne, rénové au début des années 2000. Sur la rive droite, à la constructibilité limitée par le risque d’inondation, on trouve diverses installations sportives dont le complexe Charles-Massot, et l’ancienne piscine remplacée en 2012 par le complexe aqualudique « La Vague » repérable sur le bord sud-est de l’image à son toit aux lignes futuristes. Sa localisation s’explique par la disponibilité d’un rare espace plat dégagé par la démolition de trois tours d’habitation dans le cadre d’un projet de rénovation urbaine. Les lycées publics sont également sur les marges de la ville.

Crises et mutations des industries locales

Dans le quart sud-ouest de l’image, la présence d’une usine assez isolée au milieu de parcelles agricoles illustre les particularités du système productif ponot, où l’industrie et l’innovation occupent une place limitée.

Production emblématique, la dentelle a reposé sur une répartition spatiale des tâches entre une main d’œuvre féminine et rurale travaillant à domicile, et les donneurs d’ordre citadins. L’entreprise familiale Fontanille, qui se lança dès le début du XXe siècle dans une production mécanisée dans la ville constitue donc une exception (zoom 2); l’usine moderne ouverte en 1964 est alors spécialisée dans le ruban élastique. Malgré sa réussite sur le marché mondial, la crise du textile met l’entreprise en difficulté dans les années 1980. Elle est aujourd’hui une SCOP de 46 salariés orientée vers les textiles techniques et les rubans haut de gamme.

Héritières des activités traditionnelles, les Papeteries d’Espaly, les Tanneries du Puy et la distillerie Pagès (connue pour sa liqueur de verveine) sont situées hors cadre. L’implantation d’industries récentes résultent généralement d’investissements extérieurs : notamment un site de production Michelin (600 salariés) et une usine pharmaceutique du groupe Fareva (140 salariés) situés à Blavozy (5 km à l’est).

La recherche d’un nouveau dynamisme

Depuis les années 1980, les politiques publiques ont réussi à maintenir un centre historique peuplé et actif, par des opérations de réhabilitation ou de rénovation, la création de logements sociaux et, tout autant, la limitation des grandes surfaces commerciales en périphérie. Le Conseil Départemental est désormais dans la ville haute (zoom 1).

C’est donc en capitalisant sur ses héritages que la ville cherche à maintenir son attractivité. Depuis 1986, en septembre, les Fêtes du roi l’Oiseau sont une animation majeure du centre-ville sur le thème de la Renaissance. Désormais la Communauté d’Agglomération a mis en place une véritable stratégie de marketing territorial pour développer l’activité touristique.

Elle valorise ainsi son statut de point de départ du chemin de Saint-Jacques (GR 65), classé au patrimoine mondial de l’Unesco, au point d’en décliner le nom comme une marque : festival « Les nuits de St-Jacques », « Grand Trail du Saint-Jacques »…  La médiatisation d’événements et d’attractions grand public est recherchée : accueil d’étapes du Tour de France cycliste, animation vidéo de plusieurs monuments comme « Le Puy de Lumières », participation à des émissions télévisées nationales…

Aussi, après trente années de forte diminution de sa population, le Puy-en-Velay a cessé de perdre des habitants depuis 2014/ 2015. Si l’étalement urbain à la proche périphérie est limité par les contraintes de relief, il se poursuit néanmoins à plus grande distance ; mais ce n’est plus au détriment de la ville-centre.


Zooms d’étude


Le centre historique : la ville patrimoniale

L’essentiel de l’image couvre la ville médiévale, dont 35 hectares sont classés au titre de « site patrimonial remarquable » (appellation qui remplace celle de « secteur sauvegardé » depuis 2016), ce qui implique un règlement d’urbanisme contraignant. On peut distinguer la « ville haute », qui occupe le versant, de la « ville basse » qui s’étend sur le méplat au pied de la colline.

La ville haute : patrimoine, ville épiscopale et catholicité

Construit à l’emplacement de la ville antique d’origine, le quartier de la haute ville est au cœur de l’attractivité touristique et son paysage constitue une image de marque de la ville. Il est d’abord dominé par le rocher Corneille, qui culmine à 757 mètres d’altitude et surplombe la ville basse de 132 mètres. Celui-ci est surmonté d’une statue monumentale qui représente la Vierge Marie portant l’enfant Jésus sur son bras droit, lequel bénit la ville. Réalisée en fonte de fer à partir des 213 canons russes pris au siège de Sébastopol, elle est inaugurée en 1860, dans une période de reconquête catholique. Visible à plusieurs kilomètres de distance, elle rappelle que la ville est un sanctuaire marial, antérieur à l’émergence du pèlerinage vers Compostelle.

Le versant nord-est au pied de la statue est curieusement boisé : il s’agit du bois de l’ancien Grand Séminaire, dont les 2,6 hectares sont classés inconstructibles depuis 1910, mais qui n’est pas ouvert au public.

C’est sur le quart sud-ouest du versant que se trouvent les constructions les plus emblématiques du Puy-en-Velay comme haut lieu de la chrétienté médiévale ; deux sont classées au patrimoine mondial de l’UNESCO, la cathédrale et l’Hôtel-Dieu.

Erigée sur l’emplacement supposé d’un sanctuaire préchrétien, l’actuelle cathédrale a été construite à partir du XIIe siècle dans un style roman aux influences byzantines. Entre 1844 et 1870 les travaux de restauration amenèrent à en démonter et reconstruire de larges parties. Si elle émerge du paysage notamment grâce à son clocher de 56 m, la vue verticale la montre enserrée dans un espace fortement bâti, sans aucun dégagement. Devant sa façade occidentale, le parvis consiste en un escalier de 102 marches qui prolonge la rue des Tables, rectiligne mais très pentue, bordée aujourd’hui de quelques boutiques touristiques.
Sur le côté nord de la cathédrale, on trouve les locaux du chapitre (« bâtiment des Mâchicoulis »), le cloître, un baptistère du XIe siècle, et l’accès au rocher Corneille. Un peu plus loin à l’est, on identifie le grand bâtiment carré de l’ancien Grand Séminaire, désormais lieu d’accueil de pèlerins.

L’Hôtel-Dieu est situé devant l’angle nord-ouest de la cathédrale. Ancien lieu d’hébergement des pèlerins et de soins aux pauvres, il a fait l’objet au début des années 2000 d’une réhabilitation par la Communauté d’Agglomération, confiée à l’architecte Jean-Michel Wilmotte. Il est depuis 2011 un musée consacré aux patrimoines de la Haute-Loire, un centre de congrès et un lieu d’expositions temporaires aux thématiques variées.

Si le tourisme patrimonial et religieux constitue l’activité majeure du quartier, la ville haute est aussi le siège de fonctions de commandement. D’une part, l’évêché est contigu à la cathédrale sur son côté sud ; il ouvre sur la petite place du For, un rare espace plat, et surplombe la ville. D’autre part, le Conseil Départemental, dont le siège était auparavant dans la préfecture (zoom 2), occupe depuis 2001 l’ancien Hôpital Général, juste derrière l’Hôtel-Dieu. Construit au XVIIe siècle, et géré par des congrégations religieuses jusqu’en 1992, l’Hôpital Général a alors été acquis par le Département et réhabilité sous la direction de J.-M. Wilmotte. Aussi les pouvoirs civils et religieux coexistent-ils à présent dans la ville haute. L’ancien président du Département Gérard Roche se plaisait à dire que son bureau était désormais plus haut que celui de l’évêque.

La ville basse, entre ville épiscopale et la ville républicaine

La ville basse présente une topographie plus plane, et si les ruelles étroites sont nombreuses, on repère plusieurs rues plus larges qui convergent vers des places : d’ouest en est, on peut identifier la place du Marché couvert, avec son bâtiment central moderne au toit en pyramide ; la petite place du Plot puis celle du Martouret, occupée en son centre par un arbre de la Victoire planté en 1919.

Ces deux places encadrent un îlot bâti principalement occupé par l’Hôtel de Ville, qui par sa position à mi-distance, semble relier la ville épiscopale et la ville républicaine (zoom 2). Très animé, ce quartier concentre encore aujourd’hui un grand nombre de commerces de détail, de toutes natures.

Dans la moitié est, on identifie nettement l’imposant bâtiment du collège public La Fayette, avec ses ailes géométriques encadrant trois cours intérieures. Il est flanqué d’une chapelle dans son angle nord-ouest, qui rappelle qu’il s’agit à l’origine d’un établissement fondé par les Jésuites en 1588.

Entre le collège et les axes de circulation ouverts au début du XXe siècle, le quartier du Pouzarot - ou Saint-Jean - présente une allure plus tortueuse, qui reflète son caractère populaire, voire défavorisé. Les ruelles sont étroites, les constructions simples ; bien que typiquement médiéval, il n’est pas inclus dans le périmètre sauvegardé.



Le quartier de la préfecture : la ville « républicaine »

Par son organisation et ses fonctions, cette partie de la ville présente un contraste saisissant par rapport au centre ancien. Il s’organise autour d’un vaste polygone, occupant l’espace plat au fond du bassin et offrant de grands dégagements (places, jardin public) bordés de constructions majoritairement du XIXe siècle, et postérieures. Depuis la gare au nord-est de l’image, la voie ferrée dessine une boucle qui prend la direction de Clermont-Ferrand.

La ville « laïque » ou « républicaine », voire « moderne »

Cet ensemble a été aménagé à partir des années 1820 sur d’anciennes prairies pour accueillir d’abord la préfecture ; derrière elle, au sud, s’étend le jardin Henri-Vinay, parc municipal de 4,3 hectares, dont l’organisation est encore typique du XIXe siècle (bassin, ménagerie, kiosque, serres…). Entre la préfecture et le boulevard, on observe une assez grande place, le Breuil, partagée entre un parking et une surface restée en sable où domine une fontaine monumentale de 1858, représentant les quatre fleuves et rivières de la Haute-Loire. Sur la bordure est de la place s’alignent le théâtre (1893, à l’italienne, classé MH), le palais de justice (1836), puis un cinéma multiplexe ajouté en 2009. Du côté est, la place Michelet sert principalement de parking.

Au sud du jardin public, le musée Crozatier est ouvert en 1868 : ses collections constituées dans l’esprit éclectique XIXe siècle bénéficient d’une muséographie plus moderne depuis 2018. L’ensemble est perçu comme la ville « laïque » ou « républicaine », voire « moderne », par opposition avec la ville médiévale et épiscopale.

Un pôle commercial

Aussi, à côté des fonctions régaliennes (préfecture, justice, commissariat de police sur le bord est de l’image), on trouve dans ce périmètre une grande variété d’activités commerciales le long du boulevard du Breuil et ses prolongements ; le théâtre municipal et le cinéma assurent la fonction culturelle; le jardin Henri-Vinay est entouré de lieux à fonction éducative : l’école primaire Michelet (vaste bâtiment carré à l’est), le collège public Jules-Vallès (ouvert en 1967, face au musée Crozatier), et, à l’ouest, le collège privé Saint-Louis, l’ESPE et l’IUT (antennes de l’Université Clermont-Auvergne).

Le bord nord-ouest de l’image montre un rare exemple d’architecture industrielle du début du siècle : il s’agit de la première usine de dentelle mécanique de l’entreprise Fontanille, construite en 1908 au bord de la voie ferrée ; fermée en 1984 seulement, elle a été reconvertie en logements sociaux.

Les opérations de rénovation urbaine

Si la physionomie générale du quartier évolue assez peu depuis un siècle, sa vocation originelle de modernité se retrouve dans des opérations de rénovation urbaine. Ainsi le cinéma multiplexe ouvert en 2009 en bordure du jardin Henri-Vinay affiche une architecture résolument contemporaine, objet de polémiques au moment de sa construction.

Au nord-ouest du zoom, on repère le chantier de la ZAC du Pensio, sur l’emprise d’un ancien lycée privé démoli en 2016 : les nouveaux bâtiments en cours de construction doivent notamment accueillir des logements haut-de-gamme, une résidence étudiante, une extension de l’IUT dont un FabLab, et un « pôle digital » destiné à accueillir des entreprises et start-up spécialisées dans le numérique.

Enfin, la circulation automobile est ici importante, en raison notamment de la connexion entre le boulevard circulaire et les axes en direction du sud de l’agglomération, et de la présence des plus importants parkings de la ville : celui du Breuil (173 places en surface + 476 en souterrain) et celui de la place Michelet (394 places).

La gestion des flux de circulation fait l’objet d’un débat depuis les années 2000, entre la poursuite d’une politique favorisant l’accès et le stationnement au centre, ou l’élaboration d’un plan de circulation limitant la place de l’automobile.


Contributeur

Denys Cigolotti, professeur au lycée Simone-Weil, Le Puy-en-Velay