Australie - Melbourne, ville mondiale de l’hémisphère Sud face au rêve suburbain

Étudier l’image satellite de Melbourne, c’est s’interroger sur la manière dont les Australiens vivent la ville. En Australie, la maison individuelle reste le modèle auquel aspirent la plupart des ménages et détermine les paysages urbains des banlieues marqués par la monotonie des zones pavillonnaires. Comme on peut le voir, l’aire urbaine de Melbourne s’étend du nord de la baie de port Phillip vers les massifs collinaires des Dandenong à l’est et des Macedon Ranges au nord-ouest, dont la toponymie rappelle que ces terres furent celles des Aborigènes avant l’arrivée des colons britanniques au début du XIXème siècle. Avec presque 10 000 km², l’aire urbaine de la capitale du Victoria concentre en son cœur l’essentiel du pouvoir économique de l’État. Melbourne, riche de sa position d’interface, continue à travers l’action de ses acteurs de cultiver son image tout en s’adaptant aux exigences, sans cesse renouvelées, induites par le processus de la mondialisation.
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Légende de l’image

Cette image de Melbourne, situé sur le Sud-Est de l'australie, a été prise par le satellite Sentinel-2A le 7 septembre 2020. Il s'agit d'une image en couleur naturelle et la résolution est de 10m  

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Repères géographiques

Présentation de l’image globale

Melbourne : les dynamiques métropolitaines de la seconde
agglomération d’Australie

Un site de fond de baie exceptionnel, croissance et extension

Le choix du site de Melbourne par les colons britanniques en 1835 en fond de baie, a offert à la ville une position d’abri pour des activités portuaires et un accès à l’océan, bien qu’étroit, entre Point Lonsdale et Point Nepean, la péninsule Mornington ayant une fonction de brise-lames naturelle. La ville se structure autour de l’embouchure de la Yarra River, fleuve qui serpente sur une plaine alluviale à l’est de la baie, là où l’essentiel de l’aire urbaine s’étend. La ville s’étire également mais plus modestement vers le nord le long de la Maribyrnong River.

L’étalement urbain, précoce pour Melbourne, fut d’abord en doigts de gant, suivant les lignes de chemin de fer à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle puis autour des routes dont le réseau se développe massivement pendant les Trente Glorieuses. C’est à cette époque que Melbourne voit sa population croître, contribuant, grâce à l’automobile, à la naissance de nombreuses banlieues pavillonnaires qui couvrent l’essentiel de l’aire urbaine visible sur l’image satellite.

Aujourd’hui, selon l’Australian Bureau of Statistics, Melbourne est la métropole australienne la plus attractive ces dernières années ; avec 113 500 personnes supplémentaires - dont un tiers d’Australiens et deux tiers de migrants externes - en 2018/2019. Avec plus de 4,5 millions d’habitants, l’aire urbaine de Melbourne constitue la deuxième agglomération du pays après Sydney.

Les processus de spécialisation, ségrégation et hiérarchisation de l’espace métropolitain

Comme le font bien apparaitre les images satellites, la croissance urbaine de Melbourne s’est accompagnée - comme dans toutes les grandes métropoles - d’une spécialisation sectorielle et fonctionnelle - et donc sociale, de l’espace urbain à partir de l’organisation du noyau central suivant une opposition Ouest/Est bien marquée.

En suivant l’étroit estuaire de la Yarra River, les fonctions portuaires, et industrielles afférentes, ont en effet glissées progressivement des docklands vers l’ouest avec Cooode Island, Port Melbourne et Newport pour aboutir dans l’espace au nord d’Altona à la création de zones d’activités aux vastes emprises (zoom 2 et 3).

A l’opposé (zoom 4), les espaces à l’est et au sud-est du noyau historique ont été les lieux privilégiés des fonctions résidentielles des catégories sociales les plus aisées. Ce processus de survalorisation socio-spatiale se projette au Nord-Est sur les parcs naturels de Lysterfield Park ou Dandenong Ranges et au-delà sur les fameux vignobles de la Yarra Valley.   

Croissance urbaine, zones protégées et puissant bassin agricole

L’étude de l’image satellite nous permet également de constater que l’aire urbaine de Melbourne est délimitée par des zones agricoles maraîchères et pastorales à l’ouest, viticoles à l’est mais aussi par des espaces forestiers protégés comme le parc d’État Lerderderg au nord-ouest et le parc national des Yarra Ranges au nord-est.

Si le littoral de la baie de Port Phillip est fortement urbanisé notamment au nord-est, on constate qu’au sud beaucoup d’espaces sont protégés à l’instar d’une partie de la péninsule Mornington, mais surtout des deux îles de Phillip Island et de French Island. La part de l’agriculture a progressivement décliné dans la région de Melbourne à cause de la pression foncière. Les banlieues se sont ainsi étendues au détriment des surfaces cultivées mais surtout des pâturages comme c’est le cas au sud-est de l’aire urbaine de Melbourne pour les banlieues qui dépendent de City of Kingston.

En revanche, à l’ouest, l’étalement urbain est moindre et l’agriculture s’est davantage développée. Sur l’image satellite, les différentes parcelles sont bien visibles. Il s’agit d’une agriculture irriguée principalement maraîchère non négligeable pour l’État du Victoria. En effet, à titre d’exemple, les acteurs agricoles de la ville de Wyndham, qui se trouve entre Melbourne et Geelong, produisent plus de 7 % des légumes de l’État.

Une puissante aire métropolitaine multipolaire

Au sud-ouest de l’image, on peut voir Geelong, deuxième ville de l’État. Avec plus de 180 000 habitants, elle reste néanmoins modeste et apparaît davantage comme un relais à l’ouest de la ville de Melbourne. On y trouve d’ailleurs une raffinerie de pétrole reliée par oléoduc à la zone industrialo-portuaire de Melbourne. L’industrie y ait également importante grâce à la présence d’usines automobiles comme Ford à North Geelong et Norlane, mais aussi avec une fonderie d’aluminium qui rappelle que l’Australie est une terre riche en bauxite.

Enfin le littoral sud visible sur l’image est peu anthropisé. Le trait de côte y est accidenté dans la mesure où les falaises sont fortement érodées et donnent parfois lieu à des formations rocheuses qui ont fait de cette côte une destination touristique majeure. En effet, commence à Torquay, la Great Ocean Road, route du littoral qui s’étire vers Warnambool à plus de 240 kilomètres à l’ouest.

C’est également sur ce littoral sud qui donne sur le détroit de Bass que l’on retrouve des dynamiques océaniques favorables au surf, sport nautique national, dont Torquay est un haut lieu. Cette activité génère aussi des retombées économiques puisque c’est dans cette ville que les firmes Quicksilver et Rip Curl spécialisées dans la vente de matériel de surf et de vêtements sont nées à la fin des années 1960.

Le géographe Christian Grataloup montre dans ses travaux que la mondialisation s’inscrit dans le temps long et se caractérise par plusieurs phases. Si l’image de Melbourne ne permet pas de mettre en évidence chacune d’entre-elles, son analyse montre de façon pertinente les conséquences des deux dernières phases de la mondialisation sur la croissance urbaine de Melbourne qui apparaît aujourd’hui comme une métropole majeure de l’hémisphère Sud, et donc comme une illustration locale de la mondialisation pour reprendre les analyses de Cynthia Ghorra-Gobin.

Zooms d’étude

Zoom 1. Le cœur historique de Melbourne, territoire de la britannicité héritée de la deuxième phase de la mondialisation

Le centre-ville de Melbourne rappelle le passé colonial, élément essentiel de l’identité australienne. Cette mémoire nationale est mise en scène au centre de la ville. En effet, si les gratte-ciels sont désormais légion dans le Central Business District, une grande partie de l’architecture victorienne a été maintenue.

Cette britannicité paysagère se poursuit avec les jardins botaniques royaux créés dès 1846 alors que la ville ne comptait qu’un peu plus de 10 000 habitants ou encore la maison du Parlement érigée en 1855 et visible sur l’image. Il en va de même pour le Melbourne Cricket Ground, un des plus grands stades de cricket au monde qui célèbre ce sport britannique par excellence. Aussi, lors de ce qu’il est convenu d’appeler la seconde phase de la mondialisation, le Royaume-Uni domine le monde et projette sa puissance dans son Empire, le plus grand du monde.

Melbourne symbolise la puissance britannique dans l’hémisphère sud, l’image satellite nous permet de voir le Royal Exhibition Building, marqueur de l’exposition universelle de 1880. Cette époque victorienne correspond également à la révolution industrielle. Melbourne, principal port d’Australie à la période coloniale a vu les industries se développer autour du port. Ce dernier tournait à plein lors de la ruée vers l’or de la décennie 1850 autour de Bendigo au nord et Ballarat et à l’est qui sont aujourd’hui partie intégrante de l’aire urbaine.

Cependant à la fin du XIXème siècle, les ressources minières à proximité de Melbourne s’épuisent et la ville se tourne vers les campagnes.  Des lots sont attribués à des familles en périphérie de Melbourne pour l’agriculture et l’élevage de moutons. Ainsi comme le rappelle Benoît Antheaume, se développent à Melbourne une industrie fondée sur le textile, l’agroalimentaire, la transformation des métaux en lien avec l’arrière-pays. Le port de Melbourne se développe ainsi comme l’interface entre l’hinterland agricole du Victoria et le Royaume-Uni notamment pendant les années 1930 lorsque ce dernier concentre l’essentiel de ces échanges dans le « bloc sterling » dans un contexte de montée des protectionnismes.

Les images de cette partie ont été prise par un satellite Pleiades le 28 janvier 2019.
Il s’agit d’images en couleur naturelle, de résolution native à 0,70m, ré-échantillonnée à 0,5m. En savoir plus

(C) Contient des informations PLEIADES © CNES2019, Distribution Airbus DS, tous droits réservés.


Le CBD et le centre historique

L’organisation du CBD et du centre historique de Melbourne


Repères géographiques


Quartier des sports

Le Melbourne Cricket Ground, un des plus grands stades de cricket au monde dans le quartier des sports sur la Yarra River


Repères géographiques

Zoom 2. De l’internationalisation à la troisième phase de la mondialisation : le C.B.D de Melbourne, ville mondiale majeure de l’hémisphère Sud

Il faudra attendre l’après Seconde Guerre mondiale, pour que la croissance urbaine reprenne au rythme de l’économie mondiale. Pendant les Trente Glorieuses, les acteurs politiques de Melbourne s’inspirent du modèle de la ville américaine comme en 1958, lorsque l’interdiction de bâtir des gratte-ciels est levée. Il en résulte une modification profonde de Central Business District mais aussi de certains quartiers comme St Kilda par exemple. En effet, l’image satellite met en évidence de nombreux gratte-ciels, qui sont les sièges de grandes firmes transnationales minières comme BHP Billiton ou encore Rio Tinto.

Surtout, c’est depuis la fin des années 1980 et le début des années 1990, avec l’entrée dans la troisième phase de la mondialisation que Melbourne opère un profond renouvellement urbain. Comme le rappelle Laurent Carroué, la mondialisation contemporaine se caractérise par une intensification des échanges, la diffusion du capitalisme à l’échelle globale et la financiarisation du monde. Aussi, Melbourne a vu augmenter la part des services supérieurs notamment dans le centre historique mais aussi dans des quartiers qui le jouxtent. On constate que le quartier des docks comme Southbank, Southwharf ou encore Port Melbourne, ont été rénovés et deviennent des annexes du Central Business District, où entreprises et services viennent s’installer. On peut penser au casino Crown Melbourne à Southwharf entouré de nombreux cafés et restaurants.

Dans un contexte de compétition entre villes mondiales, les acteurs économiques et politiques de Melbourne ont mis en place des stratégies de marketing territorial. L’image satellite nous permet de voir des installations sportives qui ont permis à Melbourne d’accueillir les jeux du Commonwealth en 2006. Cette attractivité du centre de Melbourne liée à la concentration des activités financières et de services mais aussi des lieux de culture, de loisirs - comme en témoigne les nombreux golfs visibles sur l’image - a entrainé une forte augmentation du prix du foncier.

Certains quartiers centraux comme Collingwood incarne le phénomène de gentrification de la ville portée ici par la culture du street art, de la proximité du centre et des aménités liés aux parcs. Aussi, comme on le constate sur l’image, cette hausse du foncier couplée à l’idéal pavillonnaire ont accentué l’étalement urbain surtout vers l’est bien relié à Melbourne.


CBD

Le CBD, entre revalorisation des héritages historiques et affirmation urbanistique


Repères géographiques


Yarra Rive

La Yarra River et le port historique : la revalorisation du Waterfront des anciens Docklands au milieu de fortes contraintes logistiques


Repères géographiques

Les quartiers résidentiels à l’est de la zone historique centrale


Repères géographiques

Zoom 3 : A l’ouest, les restructurations du port de Melbourne : une adaptation nécessaire à la mondialisation

Melbourne est un port majeur pour l’Australie, totalisant un tiers du trafic des conteneurs du pays. Comme on peut le voir sur l’image satellite, le port s’est adapté progressivement au gigantisme et à la conteneurisation en « glissant » progressivement vers l’ouest et la mer. En effet, le port historique est aujourd’hui, à l’instar de nombreuses villes, devenu un lieu de plaisance, prolongement du CBD et ses quais sont aujourd’hui investis par des entreprises et des activités récréatives qui ont contribué au renouvellement urbain du quartier et accéléré le processus de gentrification (zoom 2).

C’est à West Melbourne que les activités logistiques ont pu se développer notamment autour de Coode Island, petite presqu’île artificielle sur laquelle se sont installés les deux principaux terminaux à conteneurs de la ville. Il s’agit là d’une plateforme multimodale très importante. Les conteneurs dont une grande partie en provenance d’Asie sont déchargés sur les quelques 885 mètres de quais du gérés par le groupe Patrick Terminals. Sur 40 hectares, ce dernier peut accueillir jusqu’à 1,5 million d’EVP (équivalent vingt pieds, unité de mesure basée sur de volume d’un conteneur de 20 pieds). Lui faisant face, de l’autre côté de la darse à l’ouest, l’opérateur DP World, dispose quant à lui de 49 hectares.

Comme on peut le voir sur l’image satellite, le fret ferroviaire est également majeur pour le port de Melbourne, plate-forme multimodale assurant l’interconnexion entre le rail, la route et les porte-conteneurs. Comme on le note ici, c’est principalement autour des voies ferrées vers le nord-ouest ainsi que vers l’est et le sud que se structure l’aire urbaine, ces dernières irriguant en biens de consommation les banlieues de Melbourne mais aussi plus largement le reste de l’État du Victoria. De plus, le train reste aussi un élément central pour acheminer les produits agricoles comme en témoigne la place centrale du marché de gros au cœur de la zone portuaire. Les produits agricoles sont ensuite stockés (on note la présence de silos à grains sur l’image satellite) et redistribués, par trains, camions ou encore par vraquiers.

Les activités pétrochimiques sont aussi importantes à Coode Island et sur la rive droite de la Yarra, comme on peut le voir autour du terminal pétrolier de Yarraville Oil à l’ouest de Melbourne qui stocke le pétrole venant de la raffinerie d’Altona (Mobil) et celle de Geelong (Shell) avant d’irriguer l’Etat du Victoria afin de satisfaire une grande partie des besoins énergétiques de l’Etat.

Au sud de Port Melbourne, on trouve un terminal automobile principale porte d’entrée au sud de l’Australie pour les véhicules montés à l’étranger. On trouve également à l’est de la darse un quai qui accueille les porte-conteneurs avec des rangées de portiques bien visibles sur l’image satellite. Tout autour de cette zone d’activités logistiques, le renouvellement urbain de la zone industrialo-portuaire se poursuit. C’est le cas par exemple à l’ouest autour de Fishermans Bend, quartier en mutation suite à l’action conjointe des acteurs politiques locaux et de promoteurs immobiliers. Il s’agit d’en faire une zone mixte d’activités tertiaires, d’industries de haute technologie et de logements. Cela s’inscrit dans un plan d’aménagement de la ville à l’horizon 2050. Plus largement, la zone portuaire sud connait un processus de gentrification à travers la reconversion de friches industrielles.

Enfin, le port de Melbourne est vital pour l’île de Tasmanie. En effet, le port de Melbourne dessert l’hinterland du Victoria mais aussi la Tasmanie. De plus, le transport de voyageurs est toujours régulier entre Melbourne et l’île au départ de Station Pier qui est également devenu ces dernières décennies le quai principal des bateaux de croisières passant par Melbourne.


Melbourne-ouest


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Zoom 4 : A l’est, Chadstone, une banlieue cossue de la première couronne de Melbourne

En analysant l’image satellite centrée sur Chadstone, on peut mettre en évidence plus facilement ce que peut être l’espace de vie des habitants des villes de la première ceinture de banlieues qui entoure Melbourne. Il s’agit là de banlieues cossues où le prix du foncier est très élevé. Elles bénéficient d’un accès au centre de Melbourne relativement simple de par l’importance d’axes routiers et autoroutiers majeurs comme la Monash Freeway qui scinde l’image en deux, mais aussi grâce aux nombreuses lignes de train dont les stations nombreuses couvrent de manière homogène les villes de Chadstone et d’Oakleigh.

Ces dernières ont pu profiter de la bonne accessibilité à Melbourne pour capter une partie des équipements de l’enseignement supérieur de la ville. En effet, comme on peut le voir sur l’image satellite, une antenne de la Monash University, une des universités australiennes les plus prestigieuses, s’est installée à l’ouest de Chadstone, à Caulfield dès 1922, puis un autre campus de la même université à Clayton plus à l’est au tout début de la décennie 1960.

A l’instar de nombreuses banlieues pavillonnaires à l’est de Melbourne, Chadstone n’offre pas de centre ancien mais est constituée d’une juxtaposition de zones pavillonnaires, chaque famille disposant de sa maison individuelle et de son jardin. Ce modèle s’est imposé pour les ménages australiens jusqu’à devenir un élément central de l’identité urbaine du pays qui fait écho au passé colonial et au rapport à une nature sauvage domestiquée devenue un élément d’aménagement paysager. Dans l’espace vécu des habitants de Chadstone et d’Oakleigh, le centre commercial est tout à fait central. Il s’agit du principal lieu de consommation et de sociabilité pour une grande partie de la jeunesse vivant dans les zones pavillonnaires. En outre, l’image satellite nous donne également à voir de nombreux terrains de golf, loisirs prisés des Australiens de la classe moyenne supérieure et aisée. Les activités sportives en extérieur sont essentielles en Australie et apparaissent comme des marqueurs sociaux de qualité.


Chadstone


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Zoom 5 : l’aire urbaine de Melbourne aux portes de la Yarra Valley et de ses vignobles

Cette image nous permet de mettre en évidence l’arrière-pays de Melbourne qui compte parmi les meilleurs vignobles du pays. Les vignobles de la Yarra Valley s’égrènent le long de la vallée de la Yarra sur une soixantaine de kilomètres à l’est de l’aire urbaine.

L’image satellite nous permet d’analyser l’interface entre la banlieue de l’extrême Est de Melbourne et l’espace du vignoble. De nombreux espaces protégés comme Lysterfield Park ou Dandenong Ranges National Park apparaissent comme autant de zones-tampon, freinant l’urbanisation présente dans les interstices collinaires.

La question de la gestion de l’eau apparaît ici très importante. En effet, sont visibles sur l’image deux retenues d’eau dont la vocation est double puisqu’il s’agit tout à la fois de fournir de l’eau à la ville mais aussi aux espaces viticoles le tout dans un contexte de raréfaction de la ressource en eau. En effet, à Melbourne bien que le climat soit considéré comme tempéré humide avec de précipitations régulières, on constate des étés de plus en plus longs et chauds. Cela associé à d’autres facteurs comme le mouvement des masses d’air accentue le risque de feux comme on a pu le voir entre décembre 2019 et février 2020.


Yarra Valley


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Images complémentaires

La Baie de Port Phillip, la péninsule de Mornington et la passe vers l’océan


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D’autres ressources

Sur le site Géoimage du CNES

Benjamin Leclère : Australie- Perth : un eldorado minier de l’Australie-occidentale aux portes du désert.
https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/australie-perth-un-eldorado-minier-...

Benjamin Leclère : Australie – Cap Lambert : synapse du système productif minier du Pilbara en Australie-Occidentale, disponible en ligne sur : https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/australie-cap-lambert-synapse-du-sy...

Nadège Spella-Barberet : Australie - Sydney : de la colonie pénitentiaire à la métropole mondiale. https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/australie-sydney-de-la-colonie-peni...
 
Sites

Port of Melbourne : https://www.portofmelbourne.com/about-us/about-the-port/

Gouvernement de l’État du Victoria, plan d’aménagement de la ville à l’horizon 2050 : https://www.fishermansbend.vic.gov.au/

Accès direct aux documents d’aménagement : https://www.fishermansbend.vic.gov.au/documents


Bibliographie indicative

LEWIS Miles (1995), Melbourne : The City’s History and Development, The City of Melbourne
ANTHEAUME Benoît, PRESCOTT John R. V. (2005), « MELBOURNE », Encyclopædia Universalis, disponible en ligne sur : http://www.universalis.fr/encyclopedie/melbourne/
CARROUÉ Laurent (2015), La planète financière, Collection U, Armand Colin.
GHORRA-GOBIN Cynthia (2015), La métropolisation en question, Presses universitaires de France, Collection « La ville en débat ».
GRATALOUP Christian (2008), « La mondialisation dans une perspective géohistorique. (Globalization in geohistorical perspective) », in Bulletin de l'Association de géographes français, 85e année, 2008-3 (septembre). Mondialisation et géographie / L'ouest américain, sous la direction de Cynthia Ghorra-Gobin et Yves Boquet. pp. 307-314

Contributeur

Proposition : Benjamin Leclère, agrégé et docteur en géographie, professeur en CPGE au lycée Pontus de Tyard de Chalon-sur-Saône.


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