EGYPTE - LE BARRAGE D’ASSOUAN, DE L’AFFIRMATION À LA RECOMPOSITION DE LA PUISSANCE ÉNERGÉTIQUE ÉGYPTIENNE

Selon la formule d’Hérodote, « l’Égypte est un don du Nil ». Seul fleuve parcourant le territoire dans un axe sud/nord, il organise toute la vie du pays au milieu d’un vaste désert, le Grand Sahara. En effet, 96 % du territoire égyptien est désertique. La vallée du Nil occupe 4 % de sa superficie et concentre 95 % de la population. La ressource en eau est donc ici vitale pour les populations et les activités économiques. Ce fleuve fournit aussi une énergie indispensable au développement du pays depuis la construction du premier barrage d’Assouan. Dès lors, l’Égypte n’est-elle pas devenue « un don du barrage » (Alain Gascon, 2015) ? Outre le développement des surfaces agricoles irriguées dans la vallée, l’hydro-électricité a permis un développement urbain et industriel. Mais ce fleuve se déploie sur un très vaste bassin hydrographique transnational. Et si l’Égypte a pendant longtemps été la seule hydro-puissance de cette vallée, elle doit aujourd’hui faire face aux défis posés par le développement de barrages en amont (Éthiopie) qui jouent sur l’alimentation de ses propres barrages. C’est donc dans un contexte de changement global que l’Égypte s’ouvre à de nouvelles productions énergétiques (solaires) afin de réduire sa dépendance. Le complexe du barrage d’Assouan est aujourd’hui au cœur de cette recomposition de la puissance énergétique égyptienne.
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