Afrique du Sud - Le Cap : une métropole post-apartheid en profondes mutations sociales et urbaines

A la pointe méridionale du continent africain, la métropole du Cap est l’une des trois capitales de l’Afrique du Sud avec Johannesburg et Prétoria. Ville de 434.000 habitants, essentiellement littorale, elle est aussi le cœur d’une métropole de 3,7 millions d’habitants, le grand Cape Town, qui occupe la majeure partie de la plaine - les Cape Flats - qui lui sert aussi d’arrière-pays. Ville fondatrice, souvent politiquement frondeuse, elle constitue à la fois l’archétype et l’exception de la ville sud-africaine et concentre de multiples enjeux dans la plupart des domaines étudiés par la géographie. Métropole industrialo-portuaire mais aussi vitrine touristique urbaine de l’Etat le plus dynamique de l’Afrique australe, elle doit faire face aux défis liés à son expansion, aux contraintes environnementales induites par sa situation géographique mais aussi au poids d’une histoire qui a fracturé durablement le tissu urbain. Mais par bien des aspects, La Mother City, la cité mère, comme l’appellent ses habitants, est surtout marquée par ses recompositions multiples et ses mutations, par ses emprunts divers à l’Europe et au monde nord-américain. Tournée vers la mer et les échanges, terre d’exil et de migrations volontaires, ville à la mode aussi, elle ne peut pas être qu’une vitrine du passé et ne cesse de construire son présent par une résilience mémorielle malgré les marques profondes et encore irrésolues de l’apartheid. Difficilement modélisable, souvent contradictoire, son évolution constitue une exception dans le territoire sud-africain, lui-même très fragmenté. En ce sens, Cape Town ressemble bien à une nation « arc-en-ciel » en construction.
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